Toulouse

140 heures de travaux d’intérêt général pour « un excès de colère »

azf-dossiers

Image d’illustration. Photo / DR

15 jours après sa sortie de prison, Nabil B comparait de nouveau devant les tribunaux pour avoir menacé sa compagne. Il écope de 40 heures de travaux d’intérêt général.

 

« Je vais chercher de l’essence pour mettre le feu à la maison ». C’est pour ces mots et un texto de la même veine que Nabil B comparaissait devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Les faits se sont déroulés la veille suite à une dispute entre Nabil et sa compagne avec qui il vit depuis sa sortie de prison. L’accusé sort alors avec un ami et envoie un texto dans lequel il réitère ses menaces. Prise de panique, elle appelle les gendarmes qui interpellent son compagnon. Pour expliquer son geste, Nabil évoque « un excès de colère ». « Les mots ont dépassé ma pensée. 15 minutes après, je m’en suis rendu compte et j’ai pris le temps de réfléchir », explique-t-il. Sa compagne, présente à l’audience, défend son homme. Appelée à la barre par la juge, elle dit regretter sa plainte et explique la raison de la dispute. « Je lui ai dit de partir, il n’a pas voulu ». « Comment voyez-vous la suite ? », questionne la présidente. « Je veux qu’il assume son rôle de père, je pense qu’il le réalise. Et puis, les petits le réclament », assure-t-elle en pleurant. « Je me rends compte de la gravité de mes propos. C’est la femme que j’aime, c’est la mère de mes enfants », souligne Nabil qui promet qu’il quittera le domicile conjugal même si « trouver un appart avec un RSA, c’est difficile ».

 

« Une situation pénale catastrophique »

Avec 13 condamnations à son actif, la procureure décrit une « situation pénale catastrophique » et réclame deux mois de prison avec révocation partielle du sursis de deux mois d’une précédente affaire. L’avocate de la défense avoue son embarras devant un texte de loi qu’elle a découvert peu de temps avant l’audience. « Cette infraction, il y a 6 mois, n’aurait pas pu passer en comparution immédiate », explique-t-elle en pointant du doigt qu’il n’y avait aucune volonté de passage à l’acte. Une défense qui permettra à Nabil d’écoper seulement de 140 heures de travaux d’intérêt général avec 3 mois de prison en cas de non-application « même s’il manque 1 heure » prévient la juge « C’est une peine clémente », ajoute-t-elle face à un Nabil soulagé.



A lire egalement

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Copyrıght 2013 FUEL THEMES. All RIGHTS RESERVED.