Expulsé, il refuse de monter dans l’avion et simule un malaise

centre de retension de cornebarrieu

Centre de rétension de Cornebarrieu. Photo / DR

Armen K a été condamné par le Tribunal Correctionnel de Toulouse pour avoir refusé d’embarquer dans l’avion qui devait le reconduire dans son pays. Cet étranger en situation irrégulière écope de deux mois de prison avec sursis.

 

Samedi 14 février, les policiers accompagnent Armen K à l’aéroport de Toulouse-Blagnac d’où il devait prendre l’avion pour l’Arménie. En situation irrégulière sur le territoire français depuis 2011, il refuse dans un premier temps de monter à bord de l’appareil et aurait par la suite simulé un malaise. « Ma vie est en danger là-bas, c’est pourquoi j’ai entamé une grève de la faim il y a trois semaines », raconte l’accusé pour justifier son état de faiblesse. Pourtant, le procès-verbal fait état d’un individu qui se débat pour ne pas embarquer. « J’étais attaché, je ne pouvais pas me débattre », se défend-il avant d’ajouter être « tombé quand on m’a détaché ». Les forces de l’ordre ont alors fait appel à un médecin qui a indiqué que le prévenu est en état de prendre l’avion, mais celui-ci refuse d’embarquer et « fait le poids mort ». Des contradictions qui prouvent la culpabilité d’Armen K pour la procureure qui requiert 4 mois d’emprisonnement à son encontre.

 

La procédure n’aurait pas été respectée

Pour la défense, la procédure n’a pas été respectée. Selon l’avocate, la mise en rétention est illégale dans ce dossier car selon une circulaire de 2012, les étrangers ayant des enfants en France doivent être assignés à résidence et pas envoyés en centre de rétention comme ce fut le cas pour son client. Elle demande donc à la cour de prendre en compte la situation familiale du prévenu qui a une petite fille de 3 ans née en France. « Repartir de force sans son épouse et son enfant était inacceptable pour lui, il voulait protéger sa vie familiale », plaide-t-elle avant de demander la relaxe de son client.

Finalement, le tribunal condamne Armen K à 2 mois de prison avec sursis sur un délai de 5 ans. La juge rappelant après la sentence que sa situation est toujours irrégulière et qu’il doit la clarifier au plus vite.



A lire egalement

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Copyrıght 2013 FUEL THEMES. All RIGHTS RESERVED.