Toulouse

Des caricatures pour lutter contre le travail forcé

expositon derriere le code barre

L’espace des diversités et de la laïcité accueille jusqu’au 6 mars l’exposition « Derrière le code barre ». Photo / Crédit Médiacit

L’espace des diversités et de la laïcité accueille jusqu’au 6 mars l’exposition « Derrière le code barre ». Une trentaine de dessins sont exposés pour dénoncer le travail forcé, un fléau qui touche 20 millions de personnes à travers le monde et que l’ONG toulousaine RHSF (ressources humaines sans frontières) tente de combattre.

 

Après Paris, c’est à Toulouse que s’installe l’exposition « derrière le code barre », où une trentaine de dessins sont affichés pour dénoncer par l’image et la caricature, le travail forcé. Sélectionnés lors d’un concours présidé par Plantu, ces dessins devaient « être des affiches pour que les migrants comprennent leurs droits, peu importe la langue », explique Martine Combemale, directrice de RHSF. Avec 315 dessins en provenance de 46 pays, le concours est rapidement devenu une exposition. Pour Martine Combemale, « il est important de faire connaître ce problème au grand public », car s’il touche 20 millions de personnes, le travail forcé est encore méconnu. « Pourtant il est partout », insiste la directrice pour qui toutes les entreprises y ont recours sans le savoir, « car la chaîne de sous-traitance n’est pas facile à maîtriser ». Mais si le « travail forcé ne se voit pas », il est pourtant très organisé. À l’instar de ces agences de recrutement qui enrôlent des travailleurs qui vont ensuite migrer à leurs frais dans un autre pays où un emploi les attend. « Souvent, ils doivent rembourser une dette équivalente à deux ou trois ans de salaires ». À cela s’ajoute « les contrats écrits dans une langue qu’ils ne connaissent pas », l’impossibilité de défendre ses droits ou encore la privation du passeport. Martine Combemale décrit « une situation complexe » avec à l’autre bout de la chaîne, les consommateurs. Pour la directrice de RHSF, « si les entreprises ont des responsabilités, nous en avons aussi ». « Il faut réfléchir à ses propres actes » en refusant d’« acheter de moins en moins cher » ou encore en évitant « la contrefaçon, qui est un drame »

 

Ressources humaines sans frontières, une ONG toulousaine

Fondée en 2006, RHSF est une association toulousaine qui se bat « contre le travail forcé et le travail des enfants ». Pour cela, « il faut se rendre sur place et tenter de faire cohabiter les attentes légitimes » de chacun. Pour les entreprises, il s’agit d’être compétitives, et pour le travailleur, d’avoir un salaire décent. L’ONG agit également sur l’opinion publique et le monde politique en publiant des tribunes, ou encore par « le lobbying auprès des élus » notamment sur le projet de loi relatif à la responsabilité des multinationales. Pour en savoir plus, RHSF organise une conférence le 26 février intitulée « Travail forcé, problème global, action individuelle » à l’espace des diversités de Toulouse.



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